Trois régimes, trois logiques. Se tromper de structure au départ coûte cher : relocaliser une société aux Émirats revient presque à en créer une nouvelle. Ce guide clarifie le choix selon votre activité et vos clients.
Mainland (licence DED)
La société « onshore », enregistrée auprès du Department of Economy and Tourism de l'émirat. Depuis la réforme, la plupart des activités commerciales et industrielles autorisent 100 % de capital étranger — l'associé local n'est plus obligatoire sauf pour une liste restreinte d'activités stratégiques.
- Facturation libre de tout le marché des Émirats, sans restriction géographique
- Accès aux marchés publics et aux appels d'offres gouvernementaux
- Nombre de visas lié à la surface de bureau louée (Ejari)
- Coût de départ plus élevé : bureau obligatoire, frais DED, approbations externes possibles
Free Zone
Société rattachée à une zone franche et à son autorité propre. Parfaite pour l'import-export, le conseil, la tech et le e-commerce tourné vers l'international.
- 100 % étranger, création rapide, packages tout compris
- Vente directe au marché local des Émirats limitée : il faut passer par un distributeur Mainland ou payer des droits
- Idéale pour un premier visa d'investisseur à budget maîtrisé
Offshore (ex : JAFZA Offshore, RAK ICC)
Une société sans substance physique ni visa : pas de bureau, pas de résidence. Utilisée pour la détention d'actifs, la holding, la propriété immobilière dans certaines zones, ou la structuration de groupe.
- Pas de visa de résidence possible via une offshore
- Pas d'activité commerciale locale aux Émirats
- Confidentialité et coûts de maintenance faibles
- Souvent combinée avec une société Free Zone ou Mainland qui, elle, opère
Le tableau de décision
- Vos clients sont aux Émirats, vous visez le B2G : Mainland
- Vos clients sont à l'étranger, vous voulez un visa pas cher : Free Zone
- Vous voulez seulement détenir des parts, de l'immobilier ou une marque : Offshore
- Vous faites les deux : une holding Offshore qui détient une opérationnelle Free Zone / Mainland
Points fiscaux à connaître en 2026
Le corporate tax de 9 % s'applique au-delà de 375 000 AED de bénéfice imposable, quel que soit le régime. Certaines Free Zones conservent un taux de 0 % sur le « qualifying income », sous conditions strictes de substance et de nature d'activité. L'offshore n'échappe pas au corporate tax si elle est gérée depuis les Émirats.
En résumé
Le choix se fait sur une seule question : où sont vos clients et devez-vous facturer localement ? Le reste (prix, délais, visas) découle de cette réponse.